vendredi 11 mai 2012

Notions de sécurité sociale et système tunisien


Tout salarié peut être la victime d’un certain nombre de risques sociaux qui sont inhérents à son existence. Subir ces risques, entrainerait soit une diminution ou une suppression de ressources soit une augmentation des dépenses. La sécurité sociale vise à couvrir ces risques moyennant les cotisations salariales et patronales ainsi que par certaines aides de l’Etat.

Selon la définition de l'Organisation internationale du travail : "La sécurité sociale est la protection qu'une société offre aux personnes et aux ménages pour garantir l'accès aux soins de santé et la sécurité du revenu, surtout en cas de vieillesse, de maladie, d'invalidité, d'accident du travail, de maternité ou de disparition du soutien de famille."

Notons qu’il existe deux conceptions de la sécurité sociale dans le monde, l’une dite professionnelle, l’autre universelle.

Dans la première, appelée encore, bismarckienne, la sécurité sociale ne couvre que les personnes exerçant un emploi et cotisant aux régimes de sécurité sociale.

Dans la seconde, appelée beveridgienne la sécurité sociale couvre toute la population indépendamment de l’exercice d’un emploi, le financement des régimes de sécurité sociale se fait par l’impôt, et les « services de la sécurité sociale » touchent tout le monde.

Le système tunisien de sécurité sociale, qui adopte la première approche, c'est-à-dire suivant le modèle bismarckien, touche huit branches des neuf prévues par la convention O.I.T. n°102 de 1952 relative à la norme minima en matière de sécurité sociale.

Ces branches peuvent être regroupées en deux types, les risques sociaux et les risques professionnels.

Aux risques sociaux on octroie des soins médicaux, des indemnités de maladie, des prestations familiales, des prestations de maternité, des prestations de vieillesse, des prestations d’invalidité et des prestations de survivants.

Alors que les risques professionnels sont couverts par des prestations en cas d’accident du travail et de maladie professionnelle.
 
Il est à signaler que seul le risque chômage n’est pas encore couvert par le système tunisien.
  

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